Le savoir, une question de premier plan

Sommet de la Diaspora albanaise – L’enseignement de la langue albanaise aux jeunes générations est d’une importance capitale

Samiti diaspores kultura galeria e arteve 3 foto agim dobijpgL’apprentissage de la langue albanaise a été considérée comme une question fondamentale pour les jeunes générations d’Albanais qui vivent à l’étranger, lors d’une réunion autour du thème « Le savoir, une question de premier plan » tenue ce samedi à Tirana, dans le cadre du premier Sommet de la Diaspora albanaise.

La ministre de l’Education et du Sport, Lindita Nikolla, et des représentants albanais qui travaillent dans le domaine de l’éducation à l’étranger y ont pris part.

Lors de son intervention, Mme Nikolla a mis l’accent sur l’abécédaire élaboré conjointement par l’Albanie et le Kosovo affichant sa volonté de mettre en oeuvre un agenda commun avec le Monténégro, la Macédoine, etc.

Les invités à cette réunion ont mis en évidence les difficultés auxquelles ils sont confrontés pour l’apprentissage de la langue albanaise dans les pays où ils vivent depuis longtemps. Anila Kila, enseignante de la langue albanaise en Grèce, a indiqué qu’il est très difficile d’enseigner l’albanais dans les écoles grecques, soulignant qu’on l’apprend volontairement.

Etleva Mance, présidente du conseil des enseignants « Naim Frasheri » en Allemagne, s’est félicitée des efforts fournis par les élèves et les étudiants albanais pour leur intégration dans la société allemande, soulignant le nombre toujours croissant de jeunes albanais qui fréquentent l’université.

Au cours de la réunion, les représentants de la diaspora albanaise ont demandé le soutien des autorités albanaises à l’enseignement de la langue albanaise aux jeunes générations (des programmes spéciaux, etc.)

/a.g/dm/ ATA

diaspora enseignement langue albanaise Tirana

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Commentaires

  • hediye22
    • 1. hediye22 Le 03/12/2016
    Merci pour ces informations , le dialecte des Arbërish est donc un patrimoine culturelle très important pour les Albanais ...
    En tout cas, la langue reflète bien l'Histoire d'un peuple, par ex. les Albanais ont gardé un certain héritage de patronymes et de mots ottomans dans leur langue

    Et pour nous les Turcs c'est aussi significatif, la langue turque n'existait même plus à proprement parler pendant des siècles (excepté le peuple parlait un Turc populaire) ,car la langue ottomane avait emprunté presque 70 % de mots d'origines étrangères , majoritairement arabe et persane(raison religieuse ) . En plus l'alphabet utilisé était l'Arabe, et c'était très compliqué pour le peuple de comprendre .
    Avec le début des réformes de la fin du 19ème siècle , puis les réformes d' Atatürk, la langue turque a été épuré des mots étrangers, emprunté l'alphabet latin ,etc
    Un Turc aurai du mal à lire un texte Ottoman du 18ème Siècle
    Mais les réformes d’Atatürk ont eu beaucoup d'effet positifs , dont le principal a été de faire baisser le taux d'analphabétisme^^

    par conséquent , la langue est bien une composante culturelle qui forge l'identité, et un enjeu voire politique pour un pays

    En Turc on dit : 'Bir lisan, bir insan " : "Une langue , une personne "
  • juridiksi
    Pour nous c'est significative le cas des Arbëresh , ou Arberèches d'Italie qui sont des albanais vivant depuis la fin du Moyen Âge(XVième et XVIième siècles) là-bas.alors ils étaient près de 300 000 d’entre eux quittèrent l’Albanie et s’établirent en Italie
    Les Arbëresh ont conservé depuis cette époque une forte identité albanaise. Ils parlent un dialecte albanais, toutefois plus influencé par l’italien que l’albanais courant.
    Même si aucune instance politique, structure administrative ou culturelle ne représente la communauté arbëresh.
    La langue arbërisht n’est pas reconnue officiellement, donc n'est utilisée ni dans l’administration (excepté dans les villages de Piana degli Albanesi en Sicile et de Katundi en Calabre), ni dans les écoles (sauf quelques crèches, et en dehors du cursus normal)
    Cette langue présente un intérêt particulier, car il a conservé la prononciation, la grammaire et le vocabulaire de l’Albanie pré-ottomane.
    Un albanophone lisant ou entendant l’arbërisht se trouve dans la même situation qu’un francophone moderne lisant ou entendant le français de Rabelais.
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  • hediye22
    • 3. hediye22 Le 28/11/2016
    C'est intéressant
    La langue est une composante essentielle voire indispensable de notre identité et de notre culture .
    Il est donc important de pouvoir conserver sa langue maternelle à l'étranger , même si dans certains pays ce droit peut être empêcher , pour X raisons .